3 mois déjà que le paysage politique de la Sambre-Avesnois a changé. Rémi Pauvros a été réélu maire, par un vote d'adhésion et non de
refus. Jeumont se prononce pour Benjamin St Huile, au premier tour. La droite n'est présente que dans certains villages. Les villes PS représentent 70% des habitants de la
Sambre-Avesnois, les villes PC 20% ET corollairement, légitimement, Rémi Pauvros est élu Président de l'Agglomération Maubeuge
Val-de-Sambre.
Si les habitants de l'Agglomération ont désigné ceux qu'ils souhaitaient voir prendre en charge l'avenir du territoire, en modifiant la donne, la presse locale ne semble pas avoir remarqué qu'une
nouvelle histoire va s'écrire. Avec d'autres personnages, d'autres méthodes, d'autres perspectives.
Deux pleines pages permettent à des acteurs locaux d'exprimer les raisons de leurs échecs, sans se remettre eux même en cause, en désignant toujours le même responsable, Rémi Pauvros :
Pour la première, la perte de Jeumont est due à la bêtise des habitants qui n'ont rien compris à ses actions.
Pour le second, la défaite proviendrait de la duplicité du PS incapable de tenir ses accords.
Pour le troisième, l'élargissement de l'offre hôtelière s'inscrirait dans une volonté de détruire le commerce du centre ville,
Pour le dernier, la dégringolade de l'USM serait due à un complot qui l'a d'abord asphyxié financièrement avant de l'exclure
A aucun moment ils ne se remettent en cause. Un peu comme si l'entraineur de Chelsea déclarait : "On aurait pu gagner si nos adversaires n'avaient réussi à nous battre"
Bref les perdants désignent les vainqueurs comme responsables sans évoquer leurs propres responsabilités
Et surtout, comme eux, la presse locale a oublié un évènement pourtant éclatant pour ceux qui veulent voir la REALITE : les habitants du
territoire ont tourné la page en tournant le dos aux perdants. Cela est possible parce qu'ils croient ce que leurs yeux leur montrent . Que Maubeuge a bougé et qu'elle entend gagner
désormais.
Que le territoire change en bien est aussi une réalité. Quand on pense qu'un journal local, de ses fenêtres, peut voir cette réalité sur le quartier de la gare ! Ouvrir deux
pages aux gagnants serait légitime. Ne serait-ce que pour enfin montrer que la réalité d'aujourd'hui est positive.
Thomas
DEPARDIEU
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