Permalien : http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1168

jeudi 2 juillet 2009, par Olivier Bonnet


pfLumineux article signé Philippe Frémeaux dans Alternatives économiques, titré Le président et les rentiers.
Extrait : "Quel jugement porter sur l’annonce d’un grand emprunt d’Etat ? Disons que cela va surtout permettre de maintenir un haut niveau de dépenses publiques sans être accusé d’être indifférent à la montée des déficits. Mais cela ne change rien au résultat : au lieu d’emprunter sur les marchés, on va s’adresser directement aux Français, mais ce seront les mêmes qui, au final, prêteront à l’Etat. Cette mesure est tout à fait cohérente pour un président de droite qui, depuis son élection, a constamment privilégié les titulaires de hauts revenus. Nicolas Sarkozy était face à un choix très clair : il aurait pu demander un effort de solidarité aux plus aisés, ce qui aurait permis de financer une hausse des dépenses sociales au profit de tous ceux pour qui la crise ne fait que commencer. Il a choisi au contraire de réaffirmer son opposition de principe à toute augmentation des impôts, et lance un grand emprunt dont on sait qu’il sera souscrit par les plus aisés, ceux qui épargnent de toutes façons une large partie de leurs revenus et qui cherchent aujourd’hui des placements sûrs, ayant été échaudés par la chute de la bourse. On va donc emprunter aux plus riches l’argent qu’on se refuse à leur prélever, un emprunt qui devra être remboursé demain par ceux qui payent l’impôt. Nicolas Sarkozy s’inscrit ici dans la lignée des Pinay, des Giscard, en offrant une rente de plus à ceux qui ne manquent déjà de rien."
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A peine sorti du chapeau versaillais, le nouveau lapin baptisé "grantemprunt" se heurte donc à deux écueils totalement inattendus. Pour qu'il soit un succès, il faudrait que son taux soit "attractif". Oui, mais offrir un taux "attractif", découvrent éberlués les stratèges des finances publiques, présentera pour notable inconvénient d'alourdir la dette de l'Etat. Stupéfiant, non ? Et ce n'est pas tout. Il ne suffit pas d'emprunter. Encore faut-il savoir à quoi sera employé l'argent. Les ministres se réunirent donc un dimanche, c'est assez dire la gravité de la situation. Et en tirèrent deux remarquables conclusions. D'abord, l'affectation de l'argent serait déterminée par "une grille de critères". Ensuite, l'urgence dominicale commandait d'attendre. On lancerait "début 2010".

Nantis de ces considérables informations (ou même un peu auparavant, ce qui ne change pas grand chose), les sondeurs sondèrent. Et vous, souscripteur, souscriptrice ? Pour ou contre, le grantemprunt ? Très contre, (82 %) à en croire Madame IFOP-Lagardère. Assez contre, à en croire Monsieur Opinionway-Dassault. A celà, les grantempruntistes trouvèrent la parade : si 18 % des Français souscrivent au grantemprunt, ce sera un gransuccès. "Un immense succès" ajoutait même le conseiller spécial Henri Guaino, sur France Inter, reprenant mot pour mot les arguments de Devedjian.

"Je ne vous ai jamais dit qu'il était indispensable" s'énerva le même Guaino quelques secondes plus tard, en réponse à Pierre Weil qui lui demandait si ledit emprunt était vraiment... indispensable. Ah tiens ? Un recul tactique ? Voici donc un emprunt au taux inconnu, à l'affectation restant à déterminer, et pas indispensable. La psychologie étant une composante essentielle de l'empruntologie, on peut dire que les choses se présentent bien.

Par Daniel Schneidermann le 29/06/2009

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Aujourd’hui, personne ne peut se réjouir des résultats des élections européennes. La démocratie est la grande perdante, un trop grand nombre d’électeurs n’a pas jugé utile de se déplacer ce dimanche. Les enjeux européens sont si importants, et la participation si faible que cela dévalorise l’ensemble des scores.

 

L’UMP et Nicolas Sarkozy restent fortement contestés dans le pays. Une majorité de Français rejettent leur projet libéral.

 

A Maubeuge le PS réalise un score supérieur aux résultats nationaux.

L’UMP ne peut pas crier victoire, l’UMP n’ayant aucun allié, n’est pas majoritaire. L’UMP est en dessous de son score national.

La droite à Maubeuge n’a pas progressé, son score est très nettement en dessous de ceux de 2007 et de 2008.

 

Le parti socialiste de Maubeuge a soutenu la liste menée par Gilles Pargneaux et un projet pour changer l’Europe. Mais il semble que nos électeurs ne se sont pas mobilisés pour ce scrutin.

Nous entendons le message qu’ils ont envoyé. Très rapidement, notre parti va se remettre au travail, pour construire avec nos partenaires de gauche une alternative à la politique libérale de l’UMP, en élaborant un projet ambitieux et novateur pour proposer au pays le choix d’une société fondée sur la justice sociale. Nous devons mieux faire connaître nos idées dans le domaine de l’écologie.

Nos partenaires de gauche auront à travailler avec nous, car eux non plus n’ont pas su atteindre leurs objectifs. Le front de gauche n’a pas apporté au PCF le bol d’air qu’il attendait pour peser d’avantage dans le paysage local et national. On peut se demander que deviendront les regroupements faits à l’occasion de ces élections chez les écologistes. M. Cohn Bendit refusant de poursuivre plus loin cette aventure, après avoir su utiliser M. Bové et les Verts. Ce sera aux organisations politiques de se retrouver et de travailler ensemble. Dans les collectivités locales, le travail commun se poursuit dans l’intérêt du territoire et de ses habitants. Les forces de gauche travaillent ensemble dans les communes et l’intercommunalité.

Nous, socialistes, restons déterminés pour lutter contre la politique gouvernemental, contre le FN et son influence sur ce gouvernement, et surtout pour élaborer un projet qui protègera les Français et construira une société guidée par les valeurs d’humanisme et de progrès social.

 

Nous remercions nos électeurs, nos militants, et tous ceux qui voudront, avec nous, construire l’avenir à gauche

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Martine Aubry a profité du conseil national du 9 juin, qui a longuement analysé les résultats des élections européennes, à Paris, pour tracer la feuille de route du PS dans les mois qui viennent : refondation de nos idées, refondation de la gauche et refondation de notre parti.


Chers Camarades,
Notre Parti a subi dimanche une importante défaite électorale. Nous devons en comprendre les causes et en tirer toutes les conséquences.
Je veux tout d’abord remercier tous les militants qui n’ont jamais baissé les bras dans une campagne qui n’était pas facile.
Je veux aussi féliciter nos camarades qui ont été élus dimanche. Ils sont moins nombreux que lors du mandat précédent.
Alors je leur dis, je leur demande : battez-vous deux fois plus.
Défendez au parlement les idées et les propositions que nous avons portées.
Soyez à la hauteur des espérances que nos électeurs ont placées en nous.
Soyez à l’écoute du peuple silencieux de dimanche dernier qui a aussi besoin de nous.
Je veux aussi penser à ceux qui n’ont pas été élus dimanche. Ils ont bien sûr tout mon soutien et mon amitié même si cela je le sais ne les consolera pas.
*
Oui, chers camarades, je le disais, nous avons le devoir de regarder en face la signification des résultats du scrutin de dimanche. Nous devons le faire avec lucidité et sang froid.
Rien ne servirait de minimiser l’ampleur de notre défaite en se référant à d’autres périodes plus douloureuses de notre histoire.
Rien ne servirait d’en relativiser l’importance. Bien sûr, la roue tourne, on le sait, l’UMP a perdu les élections européennes de 1999 et 2004, cela ne l’a pas empêchée d’être victorieuse en 2002 et 2007. Mais pour cela, il faut savoir rebondir.
Non, rien ne servirait de chercher ailleurs qu’en nous-mêmes. Bien sûr des événements particulier on joué : la crise a disparu des écrans de TV la semaine dernière, on a parlé crash de l’Airbus A330, on a parlé Obama, on a parlé du film Home- nous traversons une crise profonde.
Oui, nous avons un devoir d’analyser les vraies raisons de l’échec -mais je crois que nous les connaissons, nous les devinions, nous les vivions- et de réagir immédiatement pour entraîner un sursaut collectif.

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Reprenons les faits :
Acte I :
Lundi 25 mai, le député Frédéric Lefebvre propose de donner la possibilité aux salariés en arrêt maladie de travailler chez eux via internet.
Les réactions ne se font pas attendre : la gauche monte au créneau, les syndicats grondents ("bientôt, on demandera à faire travailler les morts", déclarera notamment Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO), et le gouvernement de désolidarise de l’idée.
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’assemblée, sentant venir le piège préfère dire qu’"il n’a pas d’opinion".
Seul Xavier Bertrand soutient l’initiative.
 
Acte II :
L’amendement controversé est débattu à l’assemblée.
Nathalie Kosciusco-Morizet exprime l’avis défavorable du gouvernement.
Finalement, Frédéric Lefebvre, reconnaissant "faire l’unanimité contre lui", abandonne et retire son amendement.

Ce qui choque et éveille la méfiance, c’est que, depuis 2 ans, M. Lefebvre n’a jamais exprimé une opinion qui ne soit pas l’exact reflet de celle de l’éxécutif...
A ce titre, il est l’exemple type du député godillot, défendant avant tout l’intérêt du gouvernement au mépris de la séparation des pouvoirs.
Quelle mouche l’a donc piqué ?
Cette micro-polémique ne serait-elle pas montée de toutes pièces ?
 
On peut le penser :
 
- d’abord, le "timing" de cette polémique est remarquable : l’affaire commence le lundi, fait parler d’elle pendant 48h, puis disparaît d’elle-même.
On peut noter aussi que cette affaire arrive 10 jours avant le scrutin européen, et il serait naïf de ne voir aucun calcul politique...
- ensuite, la nature même de la proposition est douteuse : une telle idée ne peut faire que l’unanimité contre elle, et Lefebvre le sait.
La provocation est parfaitement calculée pour faire sortir tous les responsables politiques de leurs gonds, et le stratagème fonctionne parfaitement.
 
Maintenant, la question qui se pose est : "pourquoi ?"
"Où est l’intérêt de l’UMP et de Sarkozy à cette petite provocation ?"
 
Celui-ci est triple  :
 
- d’une part, il permet à M. Lefebvre de se "racheter une virginité".
Celui-ci est conscient que depuis de nombreuses semaines, il a été très loin, et même beaucoup trop loin, entamant ainsi considérablement sa crédibilité.
Il est vrai que qualifier M. Besancenot et son NPA de "vitrine légale des casseurs", remettre en question la santé mentale de Ségolène Royal a dû en décourager plus d’un de soutenir l’UMP.
 
 
- ensuite, cela permet de créer l’illusion d’une vraie séparation entre le pouvoir exécutif et l’UMP, dont Nicolas Sarkozy a (officiellement) quitté la présidence.
Ici, on crée un argument de toutes pièces : lorsqu’un élu de l’opposition se plaindra de la proximité malsaine entre le gouvernement et l’UMP, il se verra rétorquer que "la preuve que c’est faux, c’est le désaccord entre M. Lefebvre et l’éxécutif."
Dans un débat, c’est un argument qui peut toujours servir : autant le garder pour le moment adéquat.
 
- Enfin, pendant les 72h qu’aura duré cette polémique, l’espace médiatique et occupé et permet d’éviter le sujet du scrutin européen.
Etant donné la rareté des débats consacrés au sujet, cela permet de l’éluder d’une manière encore plus efficace.
L’incitation à l’abstention est aujourd’hui la dernière arme de l’UMP pour essayer d’éviter une défaite trop retentissante.
 

En conclusion, cette affaire est une fausse polémique, mais une vraie manipulation.
M. Lefebvre, en tant que lobbyiste de profession, en a fait sa spécialité.
 
Agoravox http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-petite-manip-de-frederic-56713
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SUIVRE L'EXCELLENT ARTICLE SUR LE SITE  :

http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/05/22/Democtature


extraits :

La Démoctature, c'est la démocratie qui a forniqué avec la dictature, ou l'inverse au choix. Le résultat est le même, une dictature molle avec des images HD et la publicité comme jeux du cirque. C'est plus dangereux que la dictature dénoncée par l'extrême-gauche par ce que c'est plus insidieux. Nous sommes dans un faux-semblant de démocratie proche du bonapartisme mais devenu 2.0 compliant pour faire "moderne".


Cette démocratie qui rouille, qui se transforme pour être parait-il apaisée,  n'est qu'un dictature molle, avec élections me direz vous, mais vous verrez en conclusion que certains zélés séides du Sarkozysme sont prêts à tout changer pour conserver le pouvoir. Les médias creux et certains blogs s'offusquent de cette histoire de mioches interpellés par la police. IL y a pire vous le verrez. On est ici tout simplement dans le syndrome powerpoint: pour afficher des résultats qui plaisent à la hiérarchie, on arrange les pratiques. C'est cette étrange façon de faire qui a causé l'explosion de la Navette Challenger. Peux-t-on gérer un pays de cette façon, j'ai un très gros doute.

La dictature existe et survit quand des menaces fortes sont présentes, la démoctature n'a pas besoin de menaces fortes. Elle peut aussi les créer en version molle, ce sont des menaces fantômes comme celle des ultra-gauchistes de Tarnac. De toutes façons depuis belle lurette l'arsenal juridique a été doté de toutes sortes de choses devenues fortes utiles: outrage, rébellion, appel à l'émeute et depuis peu tapage diurne. Que viendra après HADOPI qui permettra à des entreprises privées et l'état d'espionner votre connexion internet? LOPPSI2 qui rajoutera de nouveaux droits d'intrusion à l'état. Pensez donc, ça pourra servir pour fabriquer des nouvelles peurs.


D'ailleurs vous êtes vous intéressé à la notion de chef de l'état, qui n'existe pas dans la constitution et est héritée du.. projet de constitution de Pétain en 1944. Si vous voulez vous faire peur, procédez à la lecture de ce texte pétainiste et comparez le à la constitution de la 5e République née d'un coup d'état "légal". N'oubliez jamais que la dictature molle est dans les gènes de la droite bonapartiste, avec l'homme providentiel, la majorité silencieuse et la raison d'état. Dans la dictature, l'opposition est bâillonnée ou en prison. Parfois même on crée de fausses oppositions manipulables à souhait. Dans la démoctature elle est dénigrée systématiquement: Un premier ministre peut répéter à l'envie que le principal parti d'opposition n'a pas de projet européen: Aucun journaliste ne le contredira, ni même quand le "Chef de l'état" enfilera des mensonges, imaginant des grutiers avec 200 heures de travail hebdomadaire, des boucliers fiscaux qui n'existent que dans son esprit agité. Quand aux syndicats, on les évite et les trompe pour mieux les dénigrer auprès des travailleurs. Tout ça avec la complicité passive des médias fainéants quand ils ne sont pas vendus en appelant à la modernité dans des podcast grotesques.

Dans la démoctature les mafias patronales font tout ce qui est possible pour réduire le rôle de la justice dans le domaines des affaires. On appelle cela le toilettage du droit, un peu comme pour un caniche. Sauf que là, ça peut faire mal et que l'esthétisme social résultant fera peine à voir. De toute façons, dans le démoctature les procureurs chargés des affaires "spéciales" dinent avec leur clients justiciables. Sans doute pour optimiser le fonctionnement de la justice. Pour le pékin lambda, on peut déplacer de 100 km les tribunaux de proximité, là aussi pour optimiser le fonctionnement de la justice.

Et surtout dans la démoctature, la population soumise à la peur, peut paniquer sous l'effet d'une simple rumeur conduisant à des incendies de voiture qui ranimeront les peurs des résidents des pavillons à nain de jardin. Pratique pour faire voter correctement ceux-ci! Dans le même temps, les quartiers remplis de jeunes seront baptisés supermarchés de la drogue par la ministre de l'intérieur supposée assurer la cohésion nationale.

Dans la démoctature, les anciens alliés et complices dénoncent tout après avoir tout voté: Bayrou, Galouzeau de Villepin et Dupont-AIgnan. Ce dernier ayant de plus été privé de sa tirelire par le parti pestilentiel. Ce qui peut rajouter une couche de rancœur.

Mais il y a pire, je vous l'avait dit au début de ce billet, dans la démoctature un des experts électoraux du parti pestilentiel peut annoncer la réforme pour optimiser les élections: le scrutin à un tour, y compris pour la présidentielle.
Et cela pendant que le second experts es-élections de la même mafia procède au charcutage des circonscriptions. Souvenez de la promesse d'introduction d'une dose 'oh oui' légère de proportionnelle. Vous y aviez cru ?

Et croyez moi, tout cela est bien plus grave que tout le reste, par ce que c'est la clé de tout sursaut démocratique.

This is banana republic, my god and it has been upgraded to democtature... 2.0 compliant. Enjoy!



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"Deux enfants, de 6 et 10 ans, ont été arrêtés mardi après-midi par la police à la sortie de l’école.
Il aura fallu deux voitures et six policiers pour procéder à l’interpellation de deux jeunes élèves de l’école élémentaire Louis Aragon, à Floirac, en Gironde.
Suspectés à tort d’avoir dérobé un vélo, les forces de l’ordre ont choisi d’emmener les deux enfants au commissariat de Cenon afin de les interroger.

Au terme d’un interrogatoire de deux heures, les policiers ont finalement relâché les enfants."

Vous savez ce qu'est un enfant de 6 ans ? Vous vous souvenez de ce à quoi vous rêviez quand vous aviez l'âge de jouer aux billes et de lire Oui-Oui ? Vous imaginez les émotions de ce minos embarqué devant ses copains de classe puis enfermé et questionné deux heures par les adultes en uniforme ???

On imagine quand la police pourra circuler librement dans les établissement scolaires. En attendant voilà qui va contribuer à gonfler les "bons" chiffres de Mme Allio-Marie... La Sarkoland  aime la jeunesse de plus en plus tôt !
En même temps que l'interpellation, Darcos  propose devant les parents d'élèves d'autoriser les conseillers d'éducation à fouiller les cartables des écoliers, pour y dénicher des armes !! 
Les deux nouvelles, conjuguées, dessinent un paysage.

Dans ce paysage, un nouvel ennemi public : l'enfant.
...
et tout ça avec la benediction de C Marin et ses amis du godillot club.
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Le 7 juin prochain auront lieu les élections européennes.
Ces élections sont primordiales parce que nous avons un besoin urgent d'engager l'Europe dans une nouvelle direction, plus humaine, plus juste, plus sociale.
Plus que jamais l'enjeu des élections du 7 juin sera une question de choix politique entre notre vision d'une Europe progressiste et démocratique et une Europe à droite, réactionnaire, qui laissera les mains libres au capitalisme financier sauvage.
La liste du Parti Socialiste du Nord-Ouest conduite par Gilles Pargneaux, 1er secrétaire de la fédération du Nord, est venu nous rencontré le jeudi 7 mai pour débattre avec nous.
En voici les extraits :
dans l'ordre :
- Introduction de Thomas Depardieu
- Intervention de Jean Luc Perat
- Intervention de Rémi Pauvros
- Gilles Pargneaux : le plan de relance
- Gilles Pargneaux : Les Priorités (bientôt en vidéo)
- Gilles Pargneaux : Notre Région

 



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POUR TOUTES CELLES ET CEUX QUI AURAIENT RATE L'INFO SUR LE TRAVAIL INTENSIF DE C MARIN :

POUR LE RAPPEL DES FAITS SUIVRE LE LIEN SUIVANT :



http://www.deputesgodillots.info/depute-christine-marin.html  

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ARTICLE REPRIS INTEGRALEMENT DU SITE AGORAVOX  ET DE NERDENSTAR

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/100eur-pour-sarkozy-je-te-vois-56410
http://www.nordenstar.com/archive/2009/05/21/100-euros-d-amende-pour-avoir-crie-sarkozy-je-te-vois.html


100€ pour « Sarkozy, je te vois ! », combien pour « Sarkozy, je t’e*** » ?

Le professeur de philosophie poursuivi par la justice après s’être écrié « Sarkozy, je te vois ! » risque une amende de 100 euros. Combien coûtera un « Sarkozy je t’e*** » ?


En début de semaine la presse évoquait l’histoire abracadabrantesque de ce professeur de philosophie poursuivi par la justice après s’être écrié "Sarkozy, je te vois !" en gare de Marseille. L’audacieux penseur, ayant suscité l’hilarité des badauds, avait été illico embarqué par les flics jusqu’au poste pour s’y faire dresser un procès-verbal. Et l’affaire semblait sérieuse car les policiers ont estimé avec la gravité qui s’impose que "l’apostrophe avait attiré l’attention du public et gêné leur contrôle". Le traumatisme étant d’importance il n’a fort heureusement pas été nécessaire de faire prendre en charge les forces de l’ordre par une cellule d’aide psychologique d’urgence.

 

HAUTE TRAHISON


Jetevois.jpgRestait à trouver un motif légal - et pas trop grotesque - pour qualifier cet attentat ignoble. Crime ? Délit ? Direction d’une entreprise terroriste ? Haute trahison ? Il est vrai que les mobiles d’inculpations baroques ne manquent pas depuis l’élection de Nicolas Sarkozy*. C’est finalement une convocation devant le tribunal pour "tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d’autrui" qui a frappé notre mauvais penseur.

 

ON NE RIGOLE PLUS


UMPolice.jpgAgé de 47 ans cet agrégé de philosophie a donc comparu le 19 mai devant le tribunal de police. Là, face à ses juges, et ne mesurant toujours pas la gravité des faits, le prévenu a affirmé devant la cour "avoir voulu détendre l’atmosphère par un trait d’humour". Le bougre ignorait certainement que la séparation des pouvoirs au Sarkoland est une vue de l’esprit et que les procureurs sont plus que jamais aux ordres de la "Garde des Sceaux à champagne" Rachida Dati. Mais qu’à cela ne tienne, "Force reste à la Loi", le ministère public a requis une amende de 100 euros contre lui. On ne rigole plus dans ce pays depuis le 6 mai 2007.

Du coté de la défense Me Philippe Vouland, l’avocat du philosophe séditieux, ne semble pas totalement convaincu par les bienfaits de la politique ultra-répressive du "président du pouvoir d’achat". Peu soucieux de l’amélioration des chiffres de l’insécurité** Me Vouland a ouvertement "plaidé la nullité de la procédure". Pire, cet anti-sarkozyste primaire a aussi fustigé la nature des poursuites en déclarant que dans cette affaire "le caractère injurieux n’existe pas, on ne peut pas donner des réponses pénales toujours, à tout, ou alors mettez les humoristes Anne Roumanoff et Stéphane Guillon en prison".

 

COMBIEN POUR "SARKOZY JE T’E***** ?"


Les méthodes un peu extravagantes de Sarko étant ce qu’elles sont, leur tour pourrait venir assez rapidement. Le tribunal de police rendra son jugement le 3 juillet mais subsistera alors une question cruciale en cas de condamnation. Si un "Sarkozy je te vois" vaut 100 euros d’amende, combien coûtera alors un "Sarkozy je t’e***" ? Voire même un "Sarkozy je t’e***" ?
Une vraie question que ne se posera pas ce manifestant punis d’une amende de 30 euros devant le tribunal correctionnel de Laval pour avoir brandit une feuille au format A4 (21x29,7) sur laquelle était mentionné le cultissime et présidentiel "Casse toi pôv’ con !" (Relire ici).
Ni même ces deux enfants de 6 et 10 ans arrêtés mardi dernier à la sortie de leur école par six policiers pour un vol de vélo... qu’ils n’ont pas commis. Pour eux pas d’amende, mais deux heures d’interrogatoire au commissariat pour leur tirer les vers du nez. (Lire ici).


En attendant, ce n’est toujours pas la dictature en France. Mais on entend déjà les bruits de bottes qui vont avec.



* Record du monde selon le rapport annuel d’Amnesty International avec 1,02% des Français plaçés en garde à vue pour la seule année 2008. Un chiffre à faire rêver la dictature chinoise.
** Stagnation des délits mineurs mais explosion des crimes et des violences sur la personne (+17% depuis 2007). On vole moins de vélos en France mais on a jamais aussi risqué de se faire trancher la gorge.

 

Peachy Carnehan  nordenstar.com

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Il y a déjà 3.700.000 chômeurs inscrits au Pôle Emploi et l’OFCE annonce "800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010 " !

"800.000 chômeurs supplémentaires en France d’ici fin 2010."

C’est colossal. Monstrueux. L’information aurait du faire la Une de tous les journaux. Elle aurait du provoquer une très forte réaction des pouvoirs publics… Non. Rien !

Depuis deux ans qu’il est élu, Nicolas Sarkozy n’a rien fait pour lutter contre le chômage. Rien de sérieux ! C’est la première fois depuis 30 ans qu’une équipe arrive au pouvoir et affiche une telle désinvolture sur cette question.

Voilà pourquoi, Marianne et Les Inrockuptibles publient cette semaine un Appel pour des Etats-généraux de l’emploi, co-signé déjà par un millier de citoyens dont Patrick Pelloux, Alain Trautmann, Eric Halphen, Dominique Méda, Roland Gori, Louis Weber et de nombreux responsables politiques : aussi bien Corinne Lepage que José Bové, Noel Mamère et Cécile Duflot, Patrick Braouezec, Geneviève Gaillard, Jean-Louis Bianco et Jean-Paul Huchon…

A un mois des Européennes, si des personnalités de sensibilités aussi différentes s’associent au même Appel, c’est que la question de l’emploi est vraiment fondamentale pour notre avenir.
 
En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris quelques mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, fiscalité, aides aux PME, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, financement des retraites… Tout a été mis sur la table pour arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité.

De même, en France, au bout de 30 ans de crise, il est temps de "prendre le taureau par les cornes" et de réunir pendant deux ou trois mois tous les acteurs concernés, afin de construire un nouveau contrat social qui permettra de diviser par deux le chômage et la précarité.

> Créer 2 millions d’emplois
Tel doit être l’objectif de ces Etats-généraux : créer 2 millions d’emplois -de vrais emplois- pour diviser par 2 le chômage, rééquilibrer le partage salaires / bénéfices et redonner du pouvoir d’achat à l’ensemble des ménages.

Le 5 février, lors de son intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a dit qu’il envisageait de réunir un Grenelle social. Vu la gravité de la situation, il ne suffit pas l’envisager. Il faut le faire. Et vite ! Il en va de l’avenir de notre République.

Si vous aussi, vous ne supportez plus de voir le chômage augmenter chaque mois sans rien faire, si, vous aussi, vous pensez qu’il est urgent de provoquer un sursaut, signez l’Appel pour des Etats Généraux de l’emploi :
 

www.appeldu2mai.fr
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Thomas Depardieu

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